8.7.08

BRA - Dans le grand bain

Retour enfin à la rivière après des semaines sans pêche - la faute à la météo et au boulot... mais c'est bien aussi de passer du temps avec sa famille :-)) Une RTT en milieu de semaine, réveil à 4h30 et direction la BRA. J'ai trainé un peu je suppose, puisque lorsque j'arrive il fait déjà bien jour, même si le soleil n'est pas encore levé.

Du pont, je vois un gobage plein courant. Encourageant :-) Et surtout, je remarque des remous suspects sur la bordure de l'île de graviers. Il faut mener l'enquête... Je descends et je remonte doucement, doucement, doucement, vers le remous en espérant trouver une belle truite sur les gamarres...


Je suis à une dizaine de mètres de l'endroit en question. Il n'y a plus de remous :-( Je reste tranquille, sans m'énerver. J'ai monté mon gamarre, sorti de la soie pour éviter trop de faux lancers. Une belle truite arrive. Non, deux ! Quelle taille peuvent-elles bien faire ? Entre 40 et 60 cm, comment savoir plus précisément ? Il faudrait en attraper une ;-)

Je lance mon gamarre. J'essaye d'animer un peu. Mais je suis perdu : à cette distance, je ne vois rien :-(( Les truites continuent à croiser. Rien ne se passe. Je relance - toujours rien de flagrant. Les truites finissent par s'en aller, tranquillement. Je ne suis même pas sûr de les avoir effrayées.

Quelle frustration ! Voilà ce que c'est, de vouloir jouer dans le grand bain. On veut faire comme les grands, mais on ne sait pas comment procéder :-( Fallait-il que je tente de me rapprocher, sans aucune végétation pour me cacher ? Que j'anime différemment ? Pas la moindre idée ! Lorsque j'y retournerai, avec l'espoir de trouver de nouveau une truite sur les gamarres, je ne saurai pas plus comment faire. Et si je leur lançais un sedge ? Au petit matin, c'est bien ! Bref il faut que je reprenne les sorties avec des chmoufrs expérimentés - mais vu mon peu de disponibilités...

Je passe rapidement sur la suite : je me suis vengé sur une dizaine d'ombres de 20 - 25 qui gobaient dans un courant. Trop petits peut-être ? Je ne sais pas où trouver les grands ! Mouches : peute et FPunk. Presque trop facile - suis-je un peu blasé ? Non, d'autant qu'avant le premier j'ai eu beaucoup de montées courtes et je trouvais cela bien difficile, alors. Quelques jolis coups de ligne tout de même, mais un peu trop de casses au ferrage : j'ai si peu pêché ces derniers temps que c'est presque l'ouverture de nouveau...


Je passe vite sur la fin de partie : je perds l'équilibre bêtement et je tombe en arrière plein courant. Je patauge plusieurs secondes avant de regagner la terre ferme. Je suis trempé, mon téléphone et mon APN aussi :-( Je laisse sécher plusieurs jours avant de les rallumer. Verdict : l'APN, lui, s'en tire apparemment sans bobo. C'était le plus important. Je vais certainement attendre un peu avant de l'emmener de nouveau pêcher...

5.6.08

Goumois et Ornans le même jour...

... et j'ai même terminé ma journée à Champagnole :-)

J'ai profité d'un reportage dans le Doubs pour visiter ces lieux mythiques pour les moucheurs. Avec bien sûr un côté sentimental puisque j'étais venu là avec mon père quand j'étais gamin et que je lançais mes cuillères pendant qu'il faisait voler sa soie dans les eaux du Doubs et de la Loue. Comme j'étais un peu à la bourre, je n'ai pas pu pousser jusqu'au Moulin du Plain après avoir vu Goumois. Ca sera pour une prochaine fois.

De l'autre côté, la Suisse.

Remarque au passage pour les nuls en géographie dans mon genre : ne connaissant pas le cours du Doubs, ce n'est qu'en me rendant là-bas que j'ai compris pourquoi on parlait tant du "Doubs franco-suisse" entre moucheurs. C'est parce que le cours supérieur de la rivière fait la frontière entre la France et la Suisse (ça, je m'en doutais) et parce qu'ensuite la rivière n'est plus intéressante pour la palm : trop calme.

L'eau toujours à la limite des cuissardes. Il doit y avoir plus d'un moucheur qui finit "gaugé" comme on dit en Haute-Saône...

Je me suis arrêté plus longuement à Ornans. Cette "petite Venise" est magnifique, la Loue est magnifique, les poissons magnifiques eux aussi. J'étais sous le charme - et le soir même mon excellent président (qui habite près de Besançon et que j'espère convaincre de se mettre à la mouche - d'autant qu'un de ses amis dispose d'un kilomètre de la Loue rien que pour lui !) m'a invité à dîner dans un resto d'Ornans au bord de l'eau. Vais-je résister à la tentation de choisir Ornans en couverture du prochain numéro du journal ?

J'avais réussi à me conserver une après-midi pour pêcher, après un rendez-vous à côté de Valdahon (plus précisément à Blamont, où l'on trouve un musée consacré à l'auteur de la Guerre des boutons Louis Pergaut, ainsi que le président de l'Association des maires ruraux du Doubs). J'envisageais de m'arrêter à Vuillafans (dans le cadre du pèlerinage des souvenirs, puisque j'ai retrouvé dans les affaires e mon père une carte de La Gaule Vuillafanaise), mais on n'a pas le droit de pêcher là-bas le vendredi. Drôle de pays !

Pour la peine, cette Loue étant si compliquée, j'ai préféré m'arrêter sur le chemin du retour vers Lyon dans un secteur plus accueillant : Champagnole, où j'ai pu tout de même pêcher quatre heures. Je suis bien sûr retourné au pont de Christian (découvert lors du premier meeting mouche-fr). Beaucoup de pêcheurs et peu de gobages, mais j'ai tout de même piqué une demi-douzaine de petits poissons en sèche.

Je me souviens en particulier de ma dernière prise car il s'agit d'une truite qui avais pris place sur une bordure et avait gobé doucement, une seule fois, sous quelques branches mortes. Sans qu'il s'agisse d'un de ces "jolis coups de ligne" qui font les beaux jours du forum Sorties de mouche-fr, je ne suis pas mécontent de la précision de ce lancer entre les branches. Le soir tombait. Comme ma mouche n'était pas prise, je la fais draguer un peu. Je vois un remous mais la mouche n'est toujours pas prise... Je la fais de nouveau draguer un peu... elle est prise ! Je ferre - en douceur : j'avais eu le temps de m'y préparer :-)

Coup du soir + gobage discret + rivière du Jurô : j'avoue que j'espérais un beau poisson. J'ai même redouté que mon 12 centièmes n'y suffise pas. C'était une très belle truite sur le plan esthétique, mais qui n'atteignait pas les 30 cm. Dommage, mais j'étais tout de même drôlement content de la prendre, celle-là. Et pour la première fois sur une "renarde" d'Olivier Balme - qui ne m'avait pas trop réussi jusqu'ici.

C'était il y a 15 jours. Depuis, le temps est à la pluie et les rivières peu propices à la mouche. C'est ce dernier souvenir de sortie qui occupe mes pensées en attendant la prochaine virée au bord de l'eau... en espérant que ça ne sera pas de nouveau dans deux semaines.

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Et voilà ce qui tombe du ciel à Goumois. Enorme ! Pas étonnant que les truites grandissent si vite :-)


A Goumois, encore... Au début, j'étais content de voir des gobages et des poissons actifs. Mais au bout de quelques minutes, la frustration de ne pas pêcher devient vraiment très forte!



11.5.08

Les petits plaisirs d'une sortie

Avec les diots de la NAV en goguette chez le glampion, il y aura de la concurrence question compte-rendu de sorties et taille des prises. A propos, les différents compte-rendus mis bout à bout me font parfois penser à un concours de bites :

- Regardez la mienne : elle est sacrément longue.
- La mienne est encore plus longue.
- Vous me faites rire : la mienne bien plus grosse.
- Bande de nazes, il vaut mieux en avoir une petite et s'en servir tout le temps !
- M'en fous, moi dans le Jurô j'en ai une grande et grosse - c'est lié au calcaire ;-)


Je me contenterai donc d'énumérer tous les petits plaisirs de cette dernière sortie, qui a commencé sur la BRA et fini sur la PRA :
- retrouver la rivière en ordre et son eau magnifique.
- repérer la "grosse du pont" - bien qu'elle soit inaccessible.
- découvrir l'accès à un nouveau secteur très prometteur.
- reconnaître un type d'insecte à son vol (4 ailes = perlide ou quelque chose de ce genre).
- piquer quelques ablettes en suivant des conseils lus il y a quelques mois sur mouche-fr (poser tendu pour pouvoir ferrer sans retard).
- prendre en NAV le plus gros chevesne de la bande (au moins 25 cm !)
- piquer enfin un beau barbeau - mais par la nageoire :-(
- battre mon "record" de prises sur la PRA (7 truites ce coup-ci, la plus grosse ne dépassant pas les 23 cm à vue de nez), grâce notamment à quelques revers précis et petits roulés qui m'ont permis de pêcher un secteur encombré.
- pêcher ce nouveau secteur, malheureusement pas assez longtemps :-)
- confirmer que le sens de l'eau commence à entrer, puisque je fais monter des poissons qui ne gobaient pas.
- continuer à apprendre... qu'il faut toujours rester attentif lorsqu'on pêche l'eau, car la sanction de la surprise est une casse au ferrage ;-)

A suivre : photos

2.5.08

Chasse au gamarre sur Mouche-Fr


J'ai contribué à mon tour à cette discussion, avec un nouveau modèle sur lequel j'aimerais recueillir des avis : Mouche-Fr : Montrez nous... votre gamarre.

Bientôt une fiche détaillée de ce montage, ici même.

Pour une brique, t'as plus rien...


Titre trompeur, juste pour appâter le chaland, désolé. En fait, c'est tout le contraire : tout est dans la brique, ou plutôt sur la brique : c'est la solution que j'ai adoptée pour disposer facilement de mes mes outils de montage. Auparavant, ils étaient tous dans une boite et je passais mon temps à fouiller dans ce bazard pour retrouver l'outil désiré.

Avec cette brique (c'est un bloc de mousse très friable comme en utilisent les fleuristes), chaque outil a sa place, exactement "moulée" à sa forme puisqu'il suffit d'enfoncer l'outil dans cette brique pour obtenir un trou à son exacte forme.

Seul ennui : c'est un matériau très fragile : j'ignore combien de temps cela va tenir avant de finir en miettes. Mais ça me laisse le temps de trouver une autre solution. Et vous, comment faites-vous ?