11.3.13

Ré-ouverture : 2013

On aurait pu croire que j'avais laissé tomber ce blog. Voire que j'avais laissé tomber la pêche...C'est vrai, le lien avec la palm était devenu plus ténu qu'une pointe en 8 centièmes. Pourtant, cela n'a pas cassé. Le voyage en Autriche l'an dernier n'y est sans doute pas étranger.

L'ouverture 2013 dans notre spot habituel le Haute-Azergues (73)*, il y a deux jours, fournit l'occasion d'une ré-ouverture de ce blog. On verra ce que ça deviendra, mais ça vaut le coup d'essayer. N'empêche, je sens la fragilité de la chose : si l'ouverture n'avait pas été bonne, je ne serais probablement pas revenu au clavier... Avec le temps, je crois que je deviens moins tolérant au doute et à la frustration. Bizarre, car ça devrait être le contraire.

[Je regrette maintenant de n'avoir pas pris d'APN. Mais il suffit de se référer à cet ancien post de 2007 pour avoir une bonne idée de l'environnement : Ouverture : week-end total en Savoie]

Allez, un compte-rendu vite fait : la principale satisfaction est la prise d'une belle truite en sèche. Cela dépasse facilement le plaisir donné par la quinzaine de truites piquées en nymphe à l'indicateur. D'autant que cette prise est arrivée à l'issue de la matinée du dimanche, jusqu'alors capot.

[Au passage : c'est tout de même étrange, cette stigmatisation du capot. Je comprends qu'on soit frustré de ne rien prendre - cela m'arrive régulièrement. Il y a dans le terme "capot" une parenté avec "puceau". Une parenté pas uniquement sonore. On y trouve la même moquerie, une sorte de stigmatisation bête. Désagréable, d'où la nécessité d'éviter la chose.]

Pour éviter le capot, donc, Jean-Marc me dépose en haut du NK, à la sablière : le coup avait été très productif la veille au démarrage. Je retournais donc auprès des "truites de fête foraine" que nous y avions trouvé. Bref, j'étais prêt à tout pour me défaire de mon "capotage" (voir ci-dessus), comme on va au bordel.

Pas de chance, un autre pêcheur était déjà sur ce coup. JM me conseille d'essayer le courant au-dessus, au pied du panneau du NK. A tenter en nymphe plutôt légère. Mais voilà que quand j'arrive en vue du spot, je vois un beau gobage. Ah, ça change tout !

Le gobage se répète. Encore. Et encore. Ce qui me laisse tout le temps de remplacer ma nymphe par une sèche. Je n'hésite pas sur le modèle : ce sera une peute (à tête bistre qui a déjà bien donné ici). Décidément ma mouche préférée. Hameçon de 14 ou 16. J'ai failli prendre une imitation plus petite, h18 : les seules mouches qui volaient depuis la veille n'était pas bien grosses. Donc j'ai gardé la h18 au cas où la première ne serait pas prise. Autre ressource en cas d'échec : réduire ma pointe du 12 centièmes au 10 centièmes. Mais cela n'a pas été nécessaire.

La mouche est enfin nouée au bout de la pointe. Bonne fille, cette truite est postée à proximité d'un petit rocher qui me permet de situer exactement où elle se trouve. Je sors de la soie après avoir évalué la distance et j'effectue un posé décalé : la truite est située en dehors du courant principal, ça risque de vite draguer. Coup de chance c'est mon meilleur côté, car je pêche vers la rive gauche. Double hic: je suis 50 cm trop court, et surtout la mouche drague en passant au niveau de la truite. Mais comme je suis trop court, aucune conséquence néfaste !

Deuxième essai. Je sors un peu de soie en plus. Et surtout, je m'applique pour bien décaler le posé afin d'éviter le dragage. La mouche passe au-dessus du poisson. Gobage. Pendue !

C'est une belle fario de 35 cm. Magnifique robe. Elle ne s'est pas laissée ramener facilement : probablement un poisson autochtone.

Un peu de factuel pour finir vite fait :

  • Lieu : Savoie, comme d'habitude pour l'ouverture.
  • Bande de moucheurs : Jean-Marc, JC, Eddie, Gégé + Nico, un copain de JC très sympa, débutant à la mouche. Bon esprit.
  • Prises : Une quinzaine de truites, dont deux farios. Et deux arcs avec une très belle robe. Toutes entre 30 et 35 cm. Une en sèche et trois en nymphe à l'indic à vue, si tant est que ça existe.
Bref, un excellent début de saison. Dis Papa, quand est-ce qu'on y retourne ?

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Quel plaisir de te relire Hervé!
bon tu as en plus bien réussi ton ouverture et c'est tant mieux..
Si j'osais..ne me laisse plus sans nouvelles aussi longtemps car comme tu le dis au départ j'ai cru que tu avais définitivement arrêté de pêcher
@+ Philippe
ps: j'ai un nouveau site si tu veux le visiter:
http://www.nympheur.fr

ecl0sions a dit…

@Philippe

Je suis super content de te retrouver : figure-toi que la dernière fois que nous nous sommes parlés au téléphone j'avais noté ton nouveau numéro sur un papier... que j'ai vite perdu !

Passe-moi un coup de fil (mon numéro n'a pas changé) pour que nous puissions renouer ce lien.

Tu as raison, je n'ai pas été loin d'arrêter définitivement. La vie est déjà assez compliquée... Mais je me sens de nouveau plein d'enthousiasme, comme tu l'as vu dans ce post. Pour preuve, hier soir j'ai regardé des vidéos de montage sur le Net jusqu'à 1h du mat : le retour à l'étau est proche... :-)