2.4.13

Le diabolo, indicateur de touche pour la nymphe

Lors de notre ouverture sur la Haute-Azergues, un "ami" de Gégé a expliqué le principe de l'indicateur "diabolo" : il s'agissait de coller tête-bêche deux hameçons en ne conservant que la hampe et l’œillet de l'un 'entre eux. L'intérêt est de règler la profondeur de la nymphe en faisant coulisser le "diabolo" sur le fil. J'avoue que je n'avais pas bien compris, et comptais demander des explications à Jean-Marc...

Etait-ce cette technique-ci ? Elle me semble assez convainquante : Indicateur de touche pour la nymphe

vidéo : réglage d'un étau Danica


J'ai récupéré l'étau Danica de Jacky, que je ne savais pas comment utiliser. Cette vidéo m'apporte tous les renseignements nécessaires, notamment pour le bon réglage des mors : DanVise Setup - YouTube

13.3.13

Vidéo de montage d'un streamer pour rivières fortes : la gerlos

Vu la saison et l'état actuel de la BRA, il va peut-être falloir monter ce genre d'"imitation"... J'en profiterais alors pour découvrir ce genre de pêche, que je n'ai jamais pratiqué en rivière.

Je me souviens juste d'une petite démo que m'avait faite Phil-the-Hut sur le Guiers, il y a bien bien longtemps.

"Gerlos"  est un drôle de nom pour ce montage, que je veux bien croire efficace comme le dit le monteur qui préconise de l'utiliser avec une pointe en 20-25 centièmes.




Spéciale dédicace aux amis Jean-Marc, JC, Gégé, Eddie et Fabien - auxquels il faudrait ajouter Annick. Voire Steffi ;-)

11.3.13

Une arc qui gobe au pied des Gratte-Ciel

Il y a à côté de la salle des Gratte-ciel de Villeurbanne un espace réservé aux "grafs", souvent de grandes fresques. C'est souvent bien - même si je ne décorerai pas mon salon ainsi. 

Vers Noël, j'y ai découvert... une truite en train de gober ! Sans doute une arc-en-ciel, vu ses couleurs. Peut-être même originaire de Tchernobyl ;-) N'empêche, ça fait plaisir. Et puis, c'est profondément poétique car surréaliste : une image de nature dans un environnement complètement urbain (la 2e ville du Rhône + le symbole des Gratte-Ciel) et avec une technique de peinture particulièrement urbaine. Un grand merci au graffeur. Peut-être un moucheur ?

Ré-ouverture : 2013

On aurait pu croire que j'avais laissé tomber ce blog. Voire que j'avais laissé tomber la pêche...C'est vrai, le lien avec la palm était devenu plus ténu qu'une pointe en 8 centièmes. Pourtant, cela n'a pas cassé. Le voyage en Autriche l'an dernier n'y est sans doute pas étranger.

L'ouverture 2013 dans notre spot habituel le Haute-Azergues (73)*, il y a deux jours, fournit l'occasion d'une ré-ouverture de ce blog. On verra ce que ça deviendra, mais ça vaut le coup d'essayer. N'empêche, je sens la fragilité de la chose : si l'ouverture n'avait pas été bonne, je ne serais probablement pas revenu au clavier... Avec le temps, je crois que je deviens moins tolérant au doute et à la frustration. Bizarre, car ça devrait être le contraire.

[Je regrette maintenant de n'avoir pas pris d'APN. Mais il suffit de se référer à cet ancien post de 2007 pour avoir une bonne idée de l'environnement : Ouverture : week-end total en Savoie]

Allez, un compte-rendu vite fait : la principale satisfaction est la prise d'une belle truite en sèche. Cela dépasse facilement le plaisir donné par la quinzaine de truites piquées en nymphe à l'indicateur. D'autant que cette prise est arrivée à l'issue de la matinée du dimanche, jusqu'alors capot.

[Au passage : c'est tout de même étrange, cette stigmatisation du capot. Je comprends qu'on soit frustré de ne rien prendre - cela m'arrive régulièrement. Il y a dans le terme "capot" une parenté avec "puceau". Une parenté pas uniquement sonore. On y trouve la même moquerie, une sorte de stigmatisation bête. Désagréable, d'où la nécessité d'éviter la chose.]

Pour éviter le capot, donc, Jean-Marc me dépose en haut du NK, à la sablière : le coup avait été très productif la veille au démarrage. Je retournais donc auprès des "truites de fête foraine" que nous y avions trouvé. Bref, j'étais prêt à tout pour me défaire de mon "capotage" (voir ci-dessus), comme on va au bordel.

Pas de chance, un autre pêcheur était déjà sur ce coup. JM me conseille d'essayer le courant au-dessus, au pied du panneau du NK. A tenter en nymphe plutôt légère. Mais voilà que quand j'arrive en vue du spot, je vois un beau gobage. Ah, ça change tout !

Le gobage se répète. Encore. Et encore. Ce qui me laisse tout le temps de remplacer ma nymphe par une sèche. Je n'hésite pas sur le modèle : ce sera une peute (à tête bistre qui a déjà bien donné ici). Décidément ma mouche préférée. Hameçon de 14 ou 16. J'ai failli prendre une imitation plus petite, h18 : les seules mouches qui volaient depuis la veille n'était pas bien grosses. Donc j'ai gardé la h18 au cas où la première ne serait pas prise. Autre ressource en cas d'échec : réduire ma pointe du 12 centièmes au 10 centièmes. Mais cela n'a pas été nécessaire.

La mouche est enfin nouée au bout de la pointe. Bonne fille, cette truite est postée à proximité d'un petit rocher qui me permet de situer exactement où elle se trouve. Je sors de la soie après avoir évalué la distance et j'effectue un posé décalé : la truite est située en dehors du courant principal, ça risque de vite draguer. Coup de chance c'est mon meilleur côté, car je pêche vers la rive gauche. Double hic: je suis 50 cm trop court, et surtout la mouche drague en passant au niveau de la truite. Mais comme je suis trop court, aucune conséquence néfaste !

Deuxième essai. Je sors un peu de soie en plus. Et surtout, je m'applique pour bien décaler le posé afin d'éviter le dragage. La mouche passe au-dessus du poisson. Gobage. Pendue !

C'est une belle fario de 35 cm. Magnifique robe. Elle ne s'est pas laissée ramener facilement : probablement un poisson autochtone.

Un peu de factuel pour finir vite fait :

  • Lieu : Savoie, comme d'habitude pour l'ouverture.
  • Bande de moucheurs : Jean-Marc, JC, Eddie, Gégé + Nico, un copain de JC très sympa, débutant à la mouche. Bon esprit.
  • Prises : Une quinzaine de truites, dont deux farios. Et deux arcs avec une très belle robe. Toutes entre 30 et 35 cm. Une en sèche et trois en nymphe à l'indic à vue, si tant est que ça existe.
Bref, un excellent début de saison. Dis Papa, quand est-ce qu'on y retourne ?

12.2.11

Boîte à mouches pour débutant

(réponse à une demande de Stéphane dans un récent commentaire, qui peut intéresser d'autres que lui...)


Sujet récurrent, cette boite à mouches du débutant. J'ai beau me considérer toujours comme un débutant, sur ce plan au moins je rentre dans la catégorie "un peu avancé". Plutôt que démarrer une longue liste de modèles, prenons le temps de se demander ce qui caractérise cette boite à mouches. Ou, mieux, ce qui caractérise le débutant !

  • Il pêche en sèche. D'accord, pas tous - mais les autres ont tort ! ;-) On va se passer ds nymphes. Et puis, je n'y connais rien en nymphe.
  • Il ne sait jamais dans quelle situation de pêche il va se trouver quand il prend sa voiture pour aller découvrir un nouveau coin de pêche.
  • De plus, sa capacité d'analyse et d'adaptation aux situations de pêche est encore limitée.
  • Il ne roule pas sur l'or et ne va pas s'acheter de nombreux modèles. Et puis, même s'il avait une grosse boite il ne saurait pas quelle nouche choisir. Ou encore, s'il a décidé de monter ses mouches, il ne produit pas encore à la chaîne.
La solution passe donc forcément par des mouches d'ensemble, qui imitent tout et n'importe quoi. Il faut se dire que la plupart du temps quand une truite se nourrit elle va prendre ce qui passe. Il faut juste que la mouche soit plausible, avec les bonnes proportions (si on l'a montée soi-même). L'essentiel est que la présentation soit bonne, pas la mouche : une mauvaise dérive est rédhibitoire !

Le propose de limiter à l'essentiel : 3 modèles seulement :
  • oreille de lièvre. Le passe-partout par excellence.
  • peute. Je préfère les modèles clairs, que l'on suit mieux. Parfaite en mi-saison et en petites tailles
  • sedge cervidé. Flotte plus haut, donc adaptée aux eaux plus rapides. J'aime beaucoup la elk & cdc, mais je n'en ai jamais vu en vente donc elle est réservée aux monteurs.
Un joker pour finir :
  • Klinkhammer, qui va très bien en eaux rapides mais convient à d'autres situations.
Pour tenir compte de la saison, le plus simple est de jouer sur la taille: pour la beauté de l'exercice, on se limite à 3 tailles: h 12, h14 et h16. Simple: h12 en début de saison et h18 en fin de saison.

Ca te convient Philippe ?

Evidemment, certains risquent de ne pas être d'accord. Les commentaires sont là pour proposer d'autres choses ;-)

5.9.10

vidéo: Santoire et lac Sauvage (1995)

Souvenir de mes débuts à la mouche. Petit stage de 3 jours sur la Santoire. Première truite prise à la mouche dans le Lac Sauvage.

Je m'y suis arrêté sur le chemin d'Aurillac il y a une semaine. La rivière était basse et sans activité visible. Je n'ai vu que des cheucheux, qui fuyaient à toute nageoires au moindre mouvement. J'étais un peu triste de voir que l'hôtel dans lequel j'étais descendu était fermé.

Une heure de pêche dans le lac. Air très frais et du vent. Beaucoup d'herbes dans l'eau, pas moyen de lancer un stream. Aucune activité en surface... C'est dans l'air qu'avait lieu le spectacle ce soir-là : j'ai vu un racape prendre un poisson du lac !


pèche à la mouche (Cantal)
envoyé par vr46df-2. - Voyage et découverte en vidéo.

Montage : Klinkhammer Special

Une belle vidéo de montage, trouvée via le site des DVD "Essential Skills" d'Oliver Edwards. J'aimerais savoir ce que cela donne lorsqu'elle est montée par Oliver Edwards himself.

Mouche très réputée, peut-être parce qu'elle allie flottaison basse (corps immergé), bonne flottaison (grâce à son parachute) et bonne visibilité (tag/post fluo). J'en ai déjà monté quelques-unes, mais je ne me souvenais pas que c'était si facile. Ca me donne envie de réessayer!

Un an après - à la recherche de l'équilibre

Je découvre que cela fait plus d'un an que je n'ai pas posté ! Cela ne signifie pas que je n'ai pas pêché du tout depuis des 14 derniers mois, mais si peu...

Aujourd'hui, je sais que cela ne sera pas comme avant. J'ai tendance à être un peu excessif et je dois trouver maintenant un juste milieu entre la passion dévorante et l'indifférence. Je suis donc non pas "à la recherche du temps perdu" mais en quête d'un nouvel équilibre - c'est l'histoire de ma vie depuis 1992 !

Quand j'aurai le temps, j'essayerai de retracer mes dernières sorties. Mais pour l'instant, place à une vidéo de montage trouvée aujourd'hui.

16.6.09

Pourquoi je ne suis pas allé pêcher (1)...

Puisque je manque de sorties à raconter (et que je ne trouve pas le temps de raconter mes rares sorties!), j'inaugure une nouvelle "rubrique" qui ne mérite pas d'explications tant son objet est évident.

Je ne suis pas allé pêcher hier dimanche matin - alors que j'avais envisagé une escapade d'une matinée sur la BRA - parce que nous sommes allés nous baigner à Miribel-Jonage. C'était très agréable d'échapper à la chaleur... et j'ai vu plein de petites perches soleil, ainsi que trois petits poissons-chats. Ca m'a donné envie d'y retourner avec une canne !

Et puis, nous étions sortis chez des amis la veille au soir et je dois reconnaître que je n'aurais pas eu le courage de me lever à l'aube. Les sorties familiales ont beau dos, finalement ;-)

6.3.09

Un palmer station Croix-Rousse

Ce billet aurait pu s'intituler également "Chapeau à plume !". Dommage que je n'aie pas eu mon appareil pour prendre en photo cette mouche plantée dans le ruban qui entourait un feutre noir.

Ledit chapeau était sur la tête d'un quidam entrevu alors que je sortais du wagon du métro à la station Croix-Rousse. Bien sûr, si je l'avais remarqué avant, j'aurais immédiatement engagé la conversation avec le propriétaire de ce palmer tricolore sur hameçon de 14. C'était certainement le but de la présence de cette mouche sur ce chapeau... à plume : interpeller discrètement tout moucheur passant à portée de vue.

J'ai été ferré moi aussi :-) Je n'ai même pas eu le temps de regarder le visage du propriétaire. Mais je surveillerai maintenant les rubans entourant les feutres lorsque je monterai dans ce quartier !

25.2.09

D'un extrême à l'autre...

... en attendant de trouver le juste milieu. Je suis passé d'une période intense consacrée à la PALM sous toutes ses formes (pêche, montage, mouche-fr et blog) au calme le plus plat : pas touché une canne depuis Montselgues, pas touché à l'étau, pas posté ni même lu sur mouche-fr, pas écrit sur le blog - en tous cas pas sur celui-ci ;-)

L'arrêt total, ce n'est pas bien compliqué : il m'a suffi de remplacer par un boulot passionnant et très prenant. Pas le choix. Un peu comme d'arrêter de fumer parce qu'un médecin vous donne le choix entre la vie et la mort. Bref un non-choix. Pas bien compliqué, de plus, en hiver. Et puis, j'ai découvert les avantages de l'abstinence : en particulier, pas besoin de négocier les sorties, de payer en bons de sorties - avant et après ! Du temps, du repos...

La difficulté, c'est de trouver l'équilibre. D'assouvir une passion sans qu'elle prenne toute la place. Ce sera donc le défi de l'année 2009 :-) Alors, c'est quand l'ouverture ? ;-)

21.8.08

La mouche d'Ornans de Michou

En surfant sur le web à la recherche des "ingrédients" composant la mouche d'Ornans, je (re)tombe sur cette magnifique fiche de montage de Michou. J'en profite pour la mettre à l'honneur dans ce blog : quelle chance nous avons que ce super monteur soit aussi très généreux et fort habile pour transmettre ses savoirs en ligne !

A voir, donc : Mouche d'Ornans (Michel Flenet)

NB: Je n'ai encore jamais pêché avec cette mouche, mais justement j'envisage d'acheter les plumes nécessaires pour les ailes, afin de m'y mettre enfin. :-)

19.8.08

Fin de l'orgie sur le Guiers - avec JM, JC et GG ;-)

Avec un titre comme celui-ci, je sens que les stats vont exploser ! ;-)

Ce coup du soir sur le Guiers a conclu la grande débauche de palm à laquelle je me suis livré avant de partir en vacances, pendant que Fabienne et les filles étaient descendues une petite semaine dans le midi : coup du matin sur la BRA dimanche, fin d'aprem sur la Gère et enfin, donc, coup du soir sur le Guiers - cette fois avec la KFT reconstituée (dans des circonstances pas faciles pour notre GG, qui avait bien besoin de se changer les idées).

Ce n'est vraiment pas souvent que j'ai l'occasion de tant pêcher - je ronge mon frein en attendant que les filles grandissent... Et puis c'est vraiment formidable de pouvoir pêcher des rivières différentes. Ma préférence va au Guiers - dommage, c'est justement la moins proche.

Démarrage au pont avec JM, ayant laissé les deux autres plus bas. Je n'ai jamais pris autant de truites en si peu de temps ! Seul ennui : elles ne dépassaient pas 5 cm :-) Alevinage ? Il faudra revenir dans quelques années. A part ça, rien de notable sinon ce qui aurait pu être un beau coup de ligne - au ras d'une berge sous un arbre, vraiment difficile de poser là-bas - si le poisson ne m'avait finalement opposé un refus. Malpoli, va !

Devant le peu d'activité dans ce secteur, JC et Gégé nous ayant rejoints, nous partons sur un autre spot que Gégé nous fait découvrir. Ce coup du soir se termine sur trois jolies truites de 20-25 - ça fait tout de même plaisir et ça change des petits ombres de la BRA :-)

Outre la pêche, un bon moment entre copains : c'est toujours sympa, ces casse-croutes nocturnes au cul de la voiture de Jean-Marc. Je ne pourrais pas me passer de pêcher seul, mais j'apprécie de plus en plus également de ne pas pêcher seul, surtout avec ces trois lascars-là. Va comprendre !

18.8.08

Gère : rivière morte ?

Je n'ai pas eu le temps de me mettre à ce compte-rendu avant de partir en vacances - j'ai donc seulement un petit mois de retard ;-) J'étais retourné sur cette rivière que j'aime beaucoup (pour ceux qui suivent : c'est là que j'ai passé le plus de temps à mes débuts et piqué ma première truite de rivière - je suppose donc que des Anglais l'appelleraient ma "home river") pour prendre des nouvelles de cette convalescente que j'avais trouvée fort mal en point en début d'année, suite à la pollution dont elle était victime.

Je suis rentré de cette sortie avec une grande tristesse et le sentiment d'un désastre. (Précaution oratoire : évidemment, je n'ai vu la Gère que quelques heures et mes observations ne sont donc peut-être pas significatives.) N'empêche, j'ai eu l'impression que la rivière était sans vie pendant les quelques heures que j'y ai passé. Alors que je l'ai connue comme la rivière où l'on voyait des gobages toute l'année, même en hiver !

Pas de trace de truites. Pas d'activité. Les rares gobages observés sur le NK étaient des... blageons ! Pourtant, il y avait bien eu une petite éclosion. Est-ce la conséquence de la pollution, de braconnages, de coups d'eau qui ont nui au profil ?

Je ne reconnais plus ce petit joyau - dont l'écrin trop urbain, certes, gâchait l'éclat. Je prends conscience de la fragilité de nos cours d'eau face aux agressions liées aux activités humaines. Que faire à part pleurer sur la richesse perdue ? Je compatis à la peine que doivent ressentir les pêcheurs du GPS et de l'APP de la Gère, qui se sont tellement impliqués. Je me souviens de leur joie en découvrant que le nombre de frayères augmentait...

J'espère me tromper. J'espère que je suis simplement mal tombé - et qu'à d'autres moments la rivière bouillonne de gobages, que truites difficiles reviennent sur le plat de l'école. Oui, écrivez-moi pour me dire que tout va bien de nouveau.

21.7.08

Pénurie d'ombres sur la BRA ?

L'eau est redescendue depuis ma dernière sortie. Pour la première fois, j'ai pensé à vérifier les niveaux avant de partir, à 4h45. A la fin de cette sortie, j'ai discuté un moment avec un moucheur qui revenait sur la BRA pour la première fois depuis la canicule - il s'est consolé entretemps, m'a-t-il dit, avec les rivières du Jurô et du Doubs. Il y a pire !

Il me rapportait que selon un scientifique qui étudie cette rivière et ses poissons, les tout petits ombres n'ont pas trop souffert de cette eau à 28°. Ce sont eux qui aujourd'hui mesurent 20-25 cm et feront mon bonheur du matin :-) Les gros ombres ont en revanche été décimés. Entre les deux, une population a survécu mais la chaleur de l'eau a amoindri voire détruit leurs facultés de reproduction.

Bref, il faut s'attendre à ce que la pénurie d'ombres se prolonge encore : comme on le voit lorsque l'on observe les pyramides des âges d'un pays, les creux (dûs par exemple à une guerre) se répercutent à la génération suivante.

En attendant, la génération des 20-25 était très présente ce dimanche, notamment dans un petit courant que j'affectionne. Cette fois, le niveau d'eau est parfait. Comme toujours, j'ai perdu le compte après 7 prises (chiffre magique!), mais le score n'est pas allé beaucoup plus haut. Je vais prendre désormais mon épuisette, pour relâcher les poissons dans de meilleures conditions :-) Ajoutons quelques petits cabots en sèche en pêchant l'eau à proximité des bordures - c'est toujours un exercice de précision sympa.

Le moucheur que j'ai rencontré s'est présenté comme nympheur, traquant les grosses sur les gravières. J'explique que je trouve cette pêche bien difficile, il me dit qu'en fait c'est jouable dès qu'on réussit à lancer un bdl de 6,50 m et qu'on est prêt à parcourir du terrain. Les nymphes : Oreille de lièvre et surtout Pheasant tail, en plusieurs lestages - les autres nymphes fantaisies, c'est pour les ventes de De Charette, glisse-t-il ;-)

"Ensuite, il faut savoir observer". Je le cuisine un peu. Il m'explique qu'il faut d'abord identifier le poisson : s'il a la queue noire, c'est un chevesne. S'il a plein de nageoires sur le côté, c'est un barbeau. S'il est bleu-gris, c'est un ombre. Sinon, c'est une truite.

"Il faut ensuite savoir où observer", me dit-il. Il y a des secteurs plus favorables". Je le relance : "Alors, ici, où faut-il observer ?" Nous sommes juste en aval de checheuland (où je n'ai vu aucun poisson), devant une grande gravière où quelques poissons gobent encore à 13h... "On voit bien ici comment est la rivière, reprend-il : le courant principal de l'autre côté, d'abord un trou puis ça remonte sur 20 m puis la gravière. Les truites sont dans la partie qui remonte : elles n'ont pas trop à bouger pour s'alimenter. Et puis, dans le trou on ne descend pas assez profond en nymphe. Donc sur l'ensemble de la rivière il ne faut regarder que ces 20m. Il faut regarder mètre carré par mètre carré. Mais là, avec les baigneurs les poissons n'y sont plus". C'est vrai qu'un 20 juillet, un dimanche de surcroit... Et c'est sans compter les kayaks !

Bien, merci pour cette leçon que je vais essayer de reproduire avec d'autres pêcheurs - une bonne manière d'apprendre à mieux lire les rivières.

J'ai bénéficié également d'une belle leçon de nature : j'ai vu une libellule qui venait de sortir de son exuvie et sèchait ses ailes - j'ai récupéré son exuvie, très surpris par sa taille de moitié inférieure à celle de l'insecte adulte. Mais surtout, j'ai vu mon premier castor, au lever du jour depuis le pont de PdC. Je vois cette grosse forme dans l'eau, qui avançait lentement. C'est quoi ce truc, un silure ? Et je comprends enfin que c'est un castor. Pas un ragondin, un beau gros castor avec sa grande queue plate. Soudain, il a pris peur: un grand coup de queue éclabousse la surface dans un coup de tonnerre et il plonge vers le courant principal. Début en fanfarre pour une bonne journée de pêche.

16.7.08

Une bonne nymphe à cheucheux aussi

Je retourne sur la BRA en espérant rééditer ma bonne sortie d'il y a quelques jours... mais l'eau a monté et je ne vois aucune activité. Lâcher de barrage ?

Pour la peine, je retourne à cheucheuland. Je repère tout de suite quatre petits pépères sur la bordure. Je monte la nymphe de trico de Steph. Certes c'est une nymphe à grosses truitasses du Jurô, mais on peut toujours espérer... Pas facile de s'approcher de la bordure, mais je parviens à trouver un petit coin. Arbalète... pas trop précis, je tombe près du plus petit de la bande, qui s'approche de ma nymphe. Je la sors de l'eau avant qu'il ne s'en empare, non mais ! Pour la peine, il s'éloigne avec ses potes.

Quelques minutes après, l'un des gros (40-50 à vue de nez) se rapproche de la bordure. Je lance, pas mal. Il se précipite et prend. Ferrage ! Bagorre ! ...pendant 2 secondes seulement : il se dépique très vite. J'ai peut-être laissé un peu trop de mou, qui sait. Ou bien peut-être était-il mal piqué, tout simplement.

Rien de bien marquant à part ça. Donc un capot. Bof, même pas mal ;-) Faudrait juste que l'eau redescende...

8.7.08

BRA - Dans le grand bain

Retour enfin à la rivière après des semaines sans pêche - la faute à la météo et au boulot... mais c'est bien aussi de passer du temps avec sa famille :-)) Une RTT en milieu de semaine, réveil à 4h30 et direction la BRA. J'ai trainé un peu je suppose, puisque lorsque j'arrive il fait déjà bien jour, même si le soleil n'est pas encore levé.

Du pont, je vois un gobage plein courant. Encourageant :-) Et surtout, je remarque des remous suspects sur la bordure de l'île de graviers. Il faut mener l'enquête... Je descends et je remonte doucement, doucement, doucement, vers le remous en espérant trouver une belle truite sur les gamarres...


Je suis à une dizaine de mètres de l'endroit en question. Il n'y a plus de remous :-( Je reste tranquille, sans m'énerver. J'ai monté mon gamarre, sorti de la soie pour éviter trop de faux lancers. Une belle truite arrive. Non, deux ! Quelle taille peuvent-elles bien faire ? Entre 40 et 60 cm, comment savoir plus précisément ? Il faudrait en attraper une ;-)

Je lance mon gamarre. J'essaye d'animer un peu. Mais je suis perdu : à cette distance, je ne vois rien :-(( Les truites continuent à croiser. Rien ne se passe. Je relance - toujours rien de flagrant. Les truites finissent par s'en aller, tranquillement. Je ne suis même pas sûr de les avoir effrayées.

Quelle frustration ! Voilà ce que c'est, de vouloir jouer dans le grand bain. On veut faire comme les grands, mais on ne sait pas comment procéder :-( Fallait-il que je tente de me rapprocher, sans aucune végétation pour me cacher ? Que j'anime différemment ? Pas la moindre idée ! Lorsque j'y retournerai, avec l'espoir de trouver de nouveau une truite sur les gamarres, je ne saurai pas plus comment faire. Et si je leur lançais un sedge ? Au petit matin, c'est bien ! Bref il faut que je reprenne les sorties avec des chmoufrs expérimentés - mais vu mon peu de disponibilités...

Je passe rapidement sur la suite : je me suis vengé sur une dizaine d'ombres de 20 - 25 qui gobaient dans un courant. Trop petits peut-être ? Je ne sais pas où trouver les grands ! Mouches : peute et FPunk. Presque trop facile - suis-je un peu blasé ? Non, d'autant qu'avant le premier j'ai eu beaucoup de montées courtes et je trouvais cela bien difficile, alors. Quelques jolis coups de ligne tout de même, mais un peu trop de casses au ferrage : j'ai si peu pêché ces derniers temps que c'est presque l'ouverture de nouveau...


Je passe vite sur la fin de partie : je perds l'équilibre bêtement et je tombe en arrière plein courant. Je patauge plusieurs secondes avant de regagner la terre ferme. Je suis trempé, mon téléphone et mon APN aussi :-( Je laisse sécher plusieurs jours avant de les rallumer. Verdict : l'APN, lui, s'en tire apparemment sans bobo. C'était le plus important. Je vais certainement attendre un peu avant de l'emmener de nouveau pêcher...

5.6.08

Goumois et Ornans le même jour...

... et j'ai même terminé ma journée à Champagnole :-)

J'ai profité d'un reportage dans le Doubs pour visiter ces lieux mythiques pour les moucheurs. Avec bien sûr un côté sentimental puisque j'étais venu là avec mon père quand j'étais gamin et que je lançais mes cuillères pendant qu'il faisait voler sa soie dans les eaux du Doubs et de la Loue. Comme j'étais un peu à la bourre, je n'ai pas pu pousser jusqu'au Moulin du Plain après avoir vu Goumois. Ca sera pour une prochaine fois.

De l'autre côté, la Suisse.

Remarque au passage pour les nuls en géographie dans mon genre : ne connaissant pas le cours du Doubs, ce n'est qu'en me rendant là-bas que j'ai compris pourquoi on parlait tant du "Doubs franco-suisse" entre moucheurs. C'est parce que le cours supérieur de la rivière fait la frontière entre la France et la Suisse (ça, je m'en doutais) et parce qu'ensuite la rivière n'est plus intéressante pour la palm : trop calme.

L'eau toujours à la limite des cuissardes. Il doit y avoir plus d'un moucheur qui finit "gaugé" comme on dit en Haute-Saône...

Je me suis arrêté plus longuement à Ornans. Cette "petite Venise" est magnifique, la Loue est magnifique, les poissons magnifiques eux aussi. J'étais sous le charme - et le soir même mon excellent président (qui habite près de Besançon et que j'espère convaincre de se mettre à la mouche - d'autant qu'un de ses amis dispose d'un kilomètre de la Loue rien que pour lui !) m'a invité à dîner dans un resto d'Ornans au bord de l'eau. Vais-je résister à la tentation de choisir Ornans en couverture du prochain numéro du journal ?

J'avais réussi à me conserver une après-midi pour pêcher, après un rendez-vous à côté de Valdahon (plus précisément à Blamont, où l'on trouve un musée consacré à l'auteur de la Guerre des boutons Louis Pergaut, ainsi que le président de l'Association des maires ruraux du Doubs). J'envisageais de m'arrêter à Vuillafans (dans le cadre du pèlerinage des souvenirs, puisque j'ai retrouvé dans les affaires e mon père une carte de La Gaule Vuillafanaise), mais on n'a pas le droit de pêcher là-bas le vendredi. Drôle de pays !

Pour la peine, cette Loue étant si compliquée, j'ai préféré m'arrêter sur le chemin du retour vers Lyon dans un secteur plus accueillant : Champagnole, où j'ai pu tout de même pêcher quatre heures. Je suis bien sûr retourné au pont de Christian (découvert lors du premier meeting mouche-fr). Beaucoup de pêcheurs et peu de gobages, mais j'ai tout de même piqué une demi-douzaine de petits poissons en sèche.

Je me souviens en particulier de ma dernière prise car il s'agit d'une truite qui avais pris place sur une bordure et avait gobé doucement, une seule fois, sous quelques branches mortes. Sans qu'il s'agisse d'un de ces "jolis coups de ligne" qui font les beaux jours du forum Sorties de mouche-fr, je ne suis pas mécontent de la précision de ce lancer entre les branches. Le soir tombait. Comme ma mouche n'était pas prise, je la fais draguer un peu. Je vois un remous mais la mouche n'est toujours pas prise... Je la fais de nouveau draguer un peu... elle est prise ! Je ferre - en douceur : j'avais eu le temps de m'y préparer :-)

Coup du soir + gobage discret + rivière du Jurô : j'avoue que j'espérais un beau poisson. J'ai même redouté que mon 12 centièmes n'y suffise pas. C'était une très belle truite sur le plan esthétique, mais qui n'atteignait pas les 30 cm. Dommage, mais j'étais tout de même drôlement content de la prendre, celle-là. Et pour la première fois sur une "renarde" d'Olivier Balme - qui ne m'avait pas trop réussi jusqu'ici.

C'était il y a 15 jours. Depuis, le temps est à la pluie et les rivières peu propices à la mouche. C'est ce dernier souvenir de sortie qui occupe mes pensées en attendant la prochaine virée au bord de l'eau... en espérant que ça ne sera pas de nouveau dans deux semaines.

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Et voilà ce qui tombe du ciel à Goumois. Enorme ! Pas étonnant que les truites grandissent si vite :-)


A Goumois, encore... Au début, j'étais content de voir des gobages et des poissons actifs. Mais au bout de quelques minutes, la frustration de ne pas pêcher devient vraiment très forte!



11.5.08

Les petits plaisirs d'une sortie

Avec les diots de la NAV en goguette chez le glampion, il y aura de la concurrence question compte-rendu de sorties et taille des prises. A propos, les différents compte-rendus mis bout à bout me font parfois penser à un concours de bites :

- Regardez la mienne : elle est sacrément longue.
- La mienne est encore plus longue.
- Vous me faites rire : la mienne bien plus grosse.
- Bande de nazes, il vaut mieux en avoir une petite et s'en servir tout le temps !
- M'en fous, moi dans le Jurô j'en ai une grande et grosse - c'est lié au calcaire ;-)


Je me contenterai donc d'énumérer tous les petits plaisirs de cette dernière sortie, qui a commencé sur la BRA et fini sur la PRA :
- retrouver la rivière en ordre et son eau magnifique.
- repérer la "grosse du pont" - bien qu'elle soit inaccessible.
- découvrir l'accès à un nouveau secteur très prometteur.
- reconnaître un type d'insecte à son vol (4 ailes = perlide ou quelque chose de ce genre).
- piquer quelques ablettes en suivant des conseils lus il y a quelques mois sur mouche-fr (poser tendu pour pouvoir ferrer sans retard).
- prendre en NAV le plus gros chevesne de la bande (au moins 25 cm !)
- piquer enfin un beau barbeau - mais par la nageoire :-(
- battre mon "record" de prises sur la PRA (7 truites ce coup-ci, la plus grosse ne dépassant pas les 23 cm à vue de nez), grâce notamment à quelques revers précis et petits roulés qui m'ont permis de pêcher un secteur encombré.
- pêcher ce nouveau secteur, malheureusement pas assez longtemps :-)
- confirmer que le sens de l'eau commence à entrer, puisque je fais monter des poissons qui ne gobaient pas.
- continuer à apprendre... qu'il faut toujours rester attentif lorsqu'on pêche l'eau, car la sanction de la surprise est une casse au ferrage ;-)

A suivre : photos