5.9.05

Gère (9) - Encore du bonheur

Grosse soirée à Vienne puisque je suis arrivé vers 17h00. Nous nous étions partagé la journée avec Faby - en ce moment ça s'organise bien mais quand elle aura démarré son nouveau boulot ça deviendra compliqué...

Je me pose à l'école le temps de regarder si je vois des poissons. J'avais prévu de faire les courants au-dessus de la forêt puis de redescendre sur le plat pour le coup du soir. Mais lorsque j'ai vu tous les poissons du plat j'ai changé le programme. D'autant qu'il faisait très chaud et que je n'envisageais pas vraiment d'enfiler mes gros néoprènes. Alors qu'on peut pêcher le plat sans entrer dans l'eau.

Deux heures de "chasse" et d'arbalète. Aucune frustration de ne pas fouetter, et je me suis dit qu'après tout il était normal que je puisse tirer un grand plaisir de différentes facettes de la palm, sans qu'une pratique déprécie l'autre. Et puis il n'y avait personne, pour changer. A un moment j'ai décidé de remonter dans la foret pour voir s'il y avait de l'activité, mais j'ai rebroussé chemin en apercevant un autre moucheur. Je voulais être seul, point.

Pas moyen d'intéresser ces poissons. J'ai tout de même eu un petit refus. Peutêtre que je pêchais trop gros, avec mes hameçons de 16 ou 18... Evidemment de très très rares gobages non répétés :-(

En tous cas j'ai vu de très beaux poissons, dont ma plus grosse truite de la Gère: une 50+. Elle tournait et est repassée deux fois.

Bref moment sympa mais un poil frustrant tout de même, car les capots s'accumulent. Donc à 19h je décide d'arrêter pour avaler quelques barres de repas, boire un coup et découvrir le secteur de la filature. Je me suis dit qu'au moins même si je ne prenais rien je n'aurais pas tout perdu puisque j'aurais découvert un autre secteur -en fait le dernier que je ne connais pas dans Vienne, alors que Christian m'en a dit du bien.

Descente pas facile, et pas de bol alors que j'arrive vers le courants (je ne voulais pas d'un nouveau plat) je tombe sur un moucheur. En train de pêcher un gobage qui se répète, sous le pont. Je maudis le ciel, la terre et la rivière car il me bloque l'accès aux courants et ça ne me semble vraiment pas fair plays de le d^épasser pour^pêcher plus haut. Mais comme je vois un gobage en-dessous de lui, je remonte tout de même le coeur léger.

Je cale mon poisson en arrachant comme un âne, mais c'est justement le moment où le pêcheur redescend. Il trouve qu'il y a trop de canards, que ça va l'empêcher de pêcher. Yahou !


C'est vrai qu'il y a pas mal de canards de ce côté-là. Comme sur toute la Gère en fait. Posted by Picasa

J'attaque le gobage sur lequel il était. Deux beaux refus sur un voilier beige et une rouge ailes grises. C'est un petit poisson, qui sort à moitié de l'eau en évitant ma mouche. Je me dis que je suis peut-être mal positionné (sans doute !) et que je dois draguer. Donc je remonte, afin de le pêcher 3/4 aval. Je passe sur une peute (toujours hameçons 20 ou 22, mes dernières oeuvres). Je pêche à genoux pour ne pas être vu. Finalement c'est assez confortable - et puis c'est frais :-) Nouveau refus !

Je renonce à comprendre pour adapter ma stratégie, car j'ai repéré un autre gobage un peu plus haut, sous un arbre. Pas trop près de la berge, pas trop sous les branches, bref jouable. Je l'attaque sans bouger de ma position, donc 3/4 amont. Pendue ! Certainement pas au premier passage, j'ai dû regler la distance avant de bien passer.

Une jolie truite de 28 cm. Sur cette peute faite avec un côté seulement de la plume, et le fil destiné aux mouches de mai. J'étais drôlement content ! Après mes casses sur les ablettes je m'étais répété plusieurs fois de faire gaffe au ferrage. Je n'ai bien sûr plus du tout pensé à cela lorsque j'ai ferré - mais il faut croire que j'ai maintenant enregistré : je n'étais tout de même qu'en 10/100 (Stroft 8/100).

Je crois bien que j'ai pêhé au-delà de l'heure légale, puisque je ne voyais plus ma mouche lorsque j'ai arrêté. En même temps, c'est un endroit très encaissé. Pour le "cop du soir" proprement dit et le dernier gobage que j'avais vu, je suis passé en 16/100 avec une de ces cervilières qui m'avaient bien réussi sur le Guiers. Mais cette fois-ci je ne la voyais pas.

Ah, c'était bon ! Décidément, cette petite rivière -malgré les grands défauts de son environnement- me procure beaucoup de bonheurs.

4 commentaires:

Philippe a dit…

Tiens c'est curieux tu cherches à pêcher seul?? comme c'est étrange ;-) belle sortie en tout cas mon cher Hervé!
Pour les petites mouches pense aussi aux "No Hackle" pas mal pour présenter des mouches flottant très bas sur l'eau
@+
Philippe

Herve a dit…

Tu peux me recommander un ou deux modèles ? Des mouches qui soient tout de même visibles en petite taille, si possible.

La BM6 dont nous avons parlé, c'est considéré comme une "no-hackle" ? Allez, pour tout te dire, comme je n'ai dans mon matos que deux hackles de cous de mauvaise qualité et que la mode est aux mouches flottant bas, mes mouches n'ont jamais de hackle !

A+
Hervé

Philippe a dit…

Un hakle est représenté par un enroulement autour de la hampe une "collrette" si tu préfères... la BM6 n'a pas ce type d'enroulement mais plutôt un toupet de canard ;-)

Quelques modèles?
le chiro noir que je t'avais appris à monter avec un toupet blanc par exemple ou une micro oreille de lièvre avec elle aussi un toupet pour la voir un truc sur la gère auquel il faut continuellement penser : le spent d'ignita
les mouches sont une choses mais as-tu essayé d'autres types de nylon? je pense bien sur au fluorocarbone... voilà quelques pistes qui, je l'espère t'aideront à "faire pêche" sur cette rivière qui te correspond bien visiblement
@+
Philippe

Herve a dit…

C'est vrai que cette rivière ma va bien, et que quoi que j'en dise je supporte son environnement.

Et puis, je suis en confiance car j'y ai déjà pris quelques poissons. Et grâce à la confiance je pêche mieux... et donc en principe je vais prendre encore plus de poissons !