23.3.08

Ouverture : recommencement sur la Haute Azergue

Pour la deuxième année consécutive, ouverture en bande sur notre haute Azergue ;-) Il est plus que temps, deux semaines après, que je me mette au récit de cette ouverture. A vrai dire, il n'y a pas grand-chose à ajouter au texte très précis et complet de Greg sur mouche-fr (et à la discussion qui s'ensuit). Allons-y tout de même pour des commentaires et des photos en plus :

Greg : Tout commence a 1h00 du mat samedi par notre JC national qui avait oublié de nous dire qu'il fallait des sacs de couchage pour son superbe hôtel ****. Départ différé de Lyon vers 6h30, on s'arrête récupérer la femme à JC et un petit passage au bar du coin (car la haute Azergue n'est pas réciprocitaire) et nous voila au bord de l'eau. La Knelle team au complet: Imago, Hervé, JC, nicaus, Gégé, et moi même.

et avec Annick (ainsi que Karine de l'autre côté de l'objectif)

En fait ça commence bien avant, avec la préparation des affaires et un peu de montage. Bonne check-list, puisque je n'oublie rien. Je prends même la canne #7 et la plongeante - que je n'utiliserai pas. JC s'était donc chargé du coucher et nous nous étions réparti la bouffe. De mon côté : des fruits bien appréciés, une brioche et du chocolat dévorés avant le retour, et surtout deux quatre quarts aux pommes. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas fait de pâtisserie. Mes femmes à la maison ont bien apprécié elles aussi - surtout une version au chocolat. :-)

Greg : Les niveaux d'eau sont extrêmement bas. Les équipes faites, chacun opte pour une technique différente: roulette, NAV, sèche.

L'année dernière nous étions nettement plus anxieux : nous avions appelé pour connaître les niveaux et même prévu une solution de repli sur un réservoir. Cette fois-ci c'était l'insouciance. Tout de même un petit coup d'angoisse peu avant l'arrivée : et si, avec la douceur des jours précédents, la neige avait commencé à fondre ?... C'est tout le contraire : eau limpide et basse (et le fond tapissé de larves de tricos). Evidemment, cela pose des questions pour la suite de l'année... Mais en ce jour d'ouverture, j'avoue que c'est le moindre de mes soucis !

Greg : Gégé et sa roulette fera un carton plein, Jc jaloux mais prevoyant (Môssieur JC a carrément mis un rigoletto sur son pas de ligne) s'y met rapidement et obtient de bon résultat. Perso cela se fera en sèche une bonne partie de la journée. Chose inhabituelle : grosse march brown petites truites petit cdc grosse truites. Un joli becquard (60- diront certains 55+ pour d’autres) viendra conclure ma matinée en prenant une toute petite mouche sur H20.

HC : Oui, roulette pour moi notamment - ou plutôt pêche à la "boulette" (l'indicadeur pâte fluo) toute la matinée, pour une demi-douzaine de poissons de 35-40 de moyenne :-) Considérant que l'année dernière je m'étais contenté de deux truites, il y a un net progrès ! D'ailleurs, j'attends d'avoir pris le troisième de la journée pour le prendre en photo. Un joli début de bécard :

Bien que je ne sois pas attiré par cette pêche lourde en aveugle, ça fait toujours plaisir de sentir un poisson au bout de la ligne. Et puis, c'est agréable de constater qu'on cerne mieux le sujet (je suis loin de la maîtrise). Mine de rien, là encore il y a différents paramètres : dérive, choix de nymphe, réglage de la longueur de la pointe, suivi de l'indicateur, choix de la veine d'eau, etc. Bref, un premier succès qui a de quoi encourager la suite. Là, c'était facile : je savais que le coin était bon (c'est là que j'avais cassé mon scion l'an dernier... Alors, vengeance !) et c'est d'ailleurs dans le même trou que j'ai pris tous mes poissons. Beaucoup de jolies farios.

Greg : Le repas copieusement arrosé est le bien venu et nous voila reparti pour l’aprem. De belles éclosion en début d’aprem pis le vent devenant de plus en plus puissant me fait abandonner la sèche pour une technique encore méconnue pour moi la noyée. Et la c’est un festival (merci nico39 pour ton intermediaire et ta pointe elles ont fait un malheur) bien que le bas de ligne est en 16/100 il est cassé net deux fois de suite sur des riquettes. Nicaus goute également a la noyée avec un certain succès. Imago, Hervé, Gégé et JC ont de bon score a la roulette mais c’est une technique que je n’affectionne pas.

Avant la bouffe, je termine par quelques minutes sur le spot de Gégé, où je prends ma plus belle truite du séjour : une magnifique robe rouge pour 50 cm. Un peu obèse avec un ventre tout rond. Le combat est un peu long car je redoute de la perdre sur du 14 centièmes. Alors je la relâche aussitôt, sans passer par une séance photo - je le regrette un peu maintenant.

Pêche en sèche tout l'après-midi : ça gobe avec abondance sur le plat. Uniquement des riquettes pour moi, prises sur plusieurs modèles différents. Tout de même, quel plaisir de retrouver la sèche ! Je loupe la seule belle qui monte sur ma mouche - pris par surprise par une montée en fin de dérive alors que je ne m'y attends pas : je lui retire la mouche de la gueule au moment où elle prend :-(

Greg : Par contre le plaisir de la touche a la noyée mérite que l’on s’y intéresse.
Le soir arrivant nous prenons possession de notre luxueux hôtel et après un bon repas local nous montons quelques mouches. Jean marc me fais une démo de montage sur une peau d’écureuil et le résultat est stupéfiant, Hervé lui nous montre la vraie Pheasant Tail tout en cuivre (chapeau l’artiste). Après avoir gouté des spécialités lyonnaise Nicaus nous fera faire pipi dessus par des réflexions hallucinantes (je réfléchie lentement). Aller hop les enfants au lit après une bonne soirée de franches rigolades avec l’herbier Lyonnais. Imago et moi nous mettons l’ambiance toute la nuit avec de bonne chanson mais un peu monotonne je vous l’accorde


Ce que je leur montre, c'est la PT originale de Sawyer : montée en utilisant le fil de cuivre comme fil de montage. Pas sûr que j'ai tout respecté - pour cercler le corps j'utilise le brin mort... ça ne doit pas être ça - je vais aller retrouver.
(Plus tard : voilà, ça se trouve ici - les photos sont moches mais c'est un sacré témoignage du passé)

Greg : Le lendemain nous partons direction le spot habituel ou un certain grand chmoufr nous attend. Un baiser de main et une explication des différents spots pour ma part et c’est parti. Le vent encore bien présent et les souvenir de la veille nous font opter nicaus, Imago, Hervé et moi-même pour la noyée. Eric s’y mets aussi. Une bien belle me fera l’honneur d’ouvrir la matinée au bout de 10-15 minutes de pêche. Puis le vent se calme des petites éclosions arrivent, il faut manger de suite ou dans trois heures. Allez hop rappel pour le diner la soupe chauffe le champagne coule, un seul abscent Hervé qui ne voulait pas venir manger dans que son score était nul, il se pointera 30 minutes plus tard avec 4 grosses mémères en souvenir.

En fait, je suis resté toute la matinée en noyée dans le bas du parcours, vraiment le plus sauvage. Mon petit Montana à moi. Le profil de la rivère me semblait propice à la noyée et j'espérais cartonner comme mes camarades hier, qui eux aussi avaient débuté à cette technique (Nicaus enregistrant notamment un triplé alors qu'il "réfléchissait lentement" ;-) Pas de bol, ce fut tout le contraire : pas un seul poisson :-(( Je suis bien décidé à recommencer. Je commencerai par relire le bouquin de Pelletier.

En remontant, je m'arrête sur mon trou de la veille. Mon 14 centième s'est coincé dans la multi-bobine et j'attaque donc en 12 centièmes. Est-ce que cela a une influence ? En tous cas je touche très vite du poisson. Là encore, cinq ou six truites sorties au total (et remis à l'eau comme tous les autres, faut-il le préciser ?) en une heure environ. Et c'est dans compter deux dépiqués : deux poissons lourds que je n'ose pas brider car je suis en 12. Ceux-là dépassaient à coup sûr les 50cm et j'aurais bien aimé les voir de plus près. Le premier se comporte bizarrement : au lieu de chercher à résister dans le trou, il remonte le courant et se rapproche de la berge. En fait il est monté se râcler la gueule contre la rive pour se décrocher. Bravo, cela a marché!



Donc en effet j'arrive après le repas car il était bien difficile de quitter ce trou - qui m'est maintenant réservé, qu'on se le dise ! Toutes mes excuses à mes amis pour avoir loupé ce moment et à Eric en particulier. On remettra ça.

Les éclosions commencent a devenir bien présente et le territoire de la sèche commence (bien que eric en avait déjà fait le matin siouplait Mônsieur). Gégé et Imago font carton plein sur une petite ORL Eric et Jc se casse les dents sur des grosse mémeres qui on la bouche clouée (nb : nicaus les piquera les trois environ 30 a 40 minutes plus tard mais malheureusement il ne les verra pas toute sûrement du a sa trop grande confiance en son nylon). Par contre ces derniers auront un franc succès sur des poisson de plus petites tailles.
L’heure avancant et le vent devenant de plus en plus brutal je sors de l’eau transi de froid, Hervé également et nous somme rapidement rejoint pas l’ensemble de la troupe. Quelques conseils et essai de cannes plus tard (merci) Eric nous quitte et nous lui emboitons le pas sans avoir put éviter le fameux sujet du fil rouge dont les resultat sur le bas de ligne de Eric sont stupefiant.


Oui, froid et surtout fatigue ont raison de moi. J'ai fait ma pêche et je me suis bien gavé pour cette ouverture exceptionnelle - même si un pêcheur du coin rencontré le mation m'explique que le parcours a été très braconné par des ouvriers de passage pour un chantier. Saletés de pauvres ;-) Bah, il restait tout de même de quoi faire, et les petites deviendront grandes...

Dernier bilan : C'est un détail, mais je suis tout de même content que les vis nouvellement fixées sur mes chaussures de wading ont bien tenu. Jusqu'ici, j'en perdais deux ou trois par sortie. Cette fois-ci, je les ai enfoncées à d'autres endroits en prenant bien garde à ne pas serrer pour ne pas abimer le pas de vis.

Sinon, contrairement à l'année dernière j'ai pêché essentiellement seul, sans coller aux basques de JM. Peut-être aurais-je mieux réussi en le suivant ! Allez, retour maintenant à une pêche plus habituelle : petits poissons et nombre de prises très limité.

2 commentaires:

Stéphane a dit…

Salut Hervé,
Il me tarde quand même de découvrir un jour cette Haute-Azergues. Ca à l'air ludique et surtout marrant à faire en groupe!
Affaire à suivre...

Herve a dit…

Oui, très sympa à plusieurs. Remarque, je suppose que c'est parfait tout seul aussi - mais comme ça coûte à la fois en essence et en péage, autant partager !

En tous cas, le parcours du NK est assez vaste pour supporter plusieurs pêcheurs - le reste du parcours ouvre plus tard.

Tu seras le bienvenue lors de la prochaine sortie K'nelles, bien sûr :-)